{°-.: D-R-E-A-M :.-°}

Rêve...

Ell
e avait de longs cheveux châtains et des grands yeux verts...
J'ai sans aucun doute oublié l'essentiel mais je me rappelle de ces quelquestails vagues...

J
e ne l'avais jamais vue auparavant, ni elle ni les autres. Toutes, des inventions, toutes imaginées, par l'esprit d'un fou endormi. Les locaux étaient eux différents, mais les morceaux qui le composaient rappelaient sans faille mes anciennes maisons. Les plans se modelaient à mesure que mon cerveau levait les incohérences physiques étranres au rêve.

Leur salle était principalement colorée par un jaune ger, et les tables ne m'étaient pas étrangères, tout comme ce bon vieux professeur d'économie. Elles étaient apparemment, donc, dans une filière à dominante commerciale et il n'y avait que des filles. Il ne m'étonne pas que mon inconscient d'individu post-adolescent m'ait suggéré cette répartition exagérée.
Mise en situation...

Je suis arrivé dans l'établissement à torse nu, avec mon t-shirt à la main, et j'ai couru dans leur salle, comme si je savais ou j'allais, sans n'avoir jamais vu les lieux. Je rentrais dans la salle vide mais elles rentrèrent, elles aussi. J'ai dit « ah zut ! j'allais me rhabiller », et l'une d'elle, celle qui attira mon regard en premier me dit avec un air coquin : « Dommage ».

Une fois éveillé, c'est facile de trouver la situation absurde, mais là-bas, c'est tout ce qu'il y a de plus normal. Ainsi je cidais de m'en aller avant de lui avoir répondu avec un sourire aux lèvres : « on en reparlera plus tard... » , et puis tout naturellement, je décidais de rester. Au diable mes cours. Et au diable le problème du t-shirt que je portais maintenant (il avait disparu de mes mains). Je m'assis à coté de Geneviève. Cette fille si belle à laquelle mon cerveau avait préféré attribuer un nom horrible. Cependant, je ne savais pas encore quel était son nom.

Je
décidais de prendre le cours en note, et je discutais avec elle. Je lui écris un poème et on se donna rendez-vous. C'est normal d'écrire un poème à une fille que l'on connaît depuis un quart d'heure. Elle me confia qu'elle voulait en savoir plus.

Elle connaissait le langage des sourds-muets... Mais d'une certaine manière, elle me comprenait sans que je ne dise quoique ce soit...ou que je bouge...elle lisait en moi...

Déposition, aveux et execution...

« Je sais que c'est bidon, mais tu as des yeux magnifiques, j'en ai jamais vu de pareil, quand on te regarde dans les yeux, on voit, non on voudrait voir derrière, tellement c'est beau, on a tendance à s'y enfoncer, à s'y perdre »

C'est dans ma nuit que je m'enfonçais, mais à cet instant précis, qui pouvait le savoir. Pas moi en tout cas.

Ce
tte phrase tellement courante, et tellement old-school que nuée de romantisme, m'a paru la chose la plus vraie dans ma te à cet instant précis. J'ai eu l'impression de crier pour une fois la véri du monde. J'ai vu que ça l'avait touché. Ça m'avait touc.

Retour à une réalité tout aussi factice...

Après une bonne heure, je signalais à leur professeur mon désir de regagner ma salle de classe en m'excusant d'avoir profiter de son cours. Je suis sorti et mes amis m'attendaient à la sortie. Je leur demandais naïvement : « elle m'a noté absent ? ». La réponse fut affirmative bien évidemment, j'avais séché un cours pour la seconde fois dans ma vie, et cette fois encore pour une fille. Ils m'apprirent aussi qu'on avait fini les cours, ce qui sur l'instant m'a rappelé que mon rendez-vous de midi serait d'autant plus long à attendre. Je crois leur avoir expliquer vaguement la situation.

Le
s filles sont sorties de leur cours et je l'ai vu, elle m'a dit de loin « ça tient toujours ? » ou peut-être c'était moi. Enfin elle a confirmé, donc j'étais heureux.
Au moment du rendez-vous, la FAC était devenue une vaste forteresse de style moyenâgeux, mais merveilleux. Un style de comte de fée.

Ce n'était qu'un rêve...

Les pi
èces étaient muent par ma pensée incontrôlable, et nous courions à travers elles, comme si nous étions dans une galerie marchande, dans les halles d'un magasin. On cherchait quelque chose, l'un avec l'autre, main dans la main, nous voulions nous évader de cette prison. Quand nous avons enfin réussi à sortir, elle s'effondra.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip Biiiiiiiiiiiiiiiip Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip


Le réveil insensible à mes rêves me rappela à la vie.
Je voulais y retourner...

Je pris conscience que j'étais dans mon lit, chez moi, que rien n'avait changé...
Je vo
ulais y retourner, elle me manquait déjà alors que je commençais à pleurer intérieurement...Je savais que je ne la reverrai plus, que je ne la rêverai plus...
J
e ne me rappelle de rien, presque rien, juste du sentiment qu'elle m'a inspiré...
Je me
rappelle que j'ai été ému. La réalité me parait affreuse durant ces réveils, et elle m'effraye. Je reprends conscience en me disant que tout ceci est absurde, que je ne dois pas me mettre dans un tel état pour une fille que j'ai créé de toute pièce inconsciemment.
J
'ai peur. C'est grave de s'émouvoir soi-même, on se demande si l'on peut être ému par d'autres. Je suis assez fou pour m'être inventé une histoire qui m'a semblé naturelle et réelle, et je me sens trop terre à terre pour être capable de revivre celle-ci.
Une lecture desordonnée comme un rêve...
Elle est morte!
{°-.: D-R-E-A-M :.-°}

# Posté le jeudi 13 octobre 2005 12:15

Modifié le vendredi 25 mai 2007 02:57

Think like a dead sheep...

Think like a dead sheep...
L'ennui absolu,
Le temps fuyant,
L'abscence de vie,
Un futur mirage...
J'ai un sale mal de crâne. Je pense aux choses qu'il me reste à faire. Dure journée. Dure semaine, et je voudrais bien être déjà chez moi, mais mes parents tardent à me reprendre. Officiellement, ils ne sont pas encore en retard, mais je sens déjà dans l'air qu'ils vont l'être. Vivement que je sois mobile, le permis, la voiture, je pourrai enfin utiliser les gros moyens pour polluer moi aussi, et je rentrerai dans la famille dégénérée des conducteurs.

Il y a
des jours ou j'ai du mal à me concentrer.


J'ai
merai être déjà 5 ans en avant... ou peut-être 5 ans en arrière...
Mais pas aujourd'hui. Je veux des raisons supplémentaires d'être heureux. Je suis installé sous cet arbre qui jadis, un an auparavant, m'avait servi d'abri sous la pluie, avec cette vieille connaissance à qui j'expliquais mes soucis. Déjà un an a passé. Mis à part les études, rien n'a vraiment changé.

J'ai des amis en plus.

Il me reste trop de boulot à faire. J'ai l'impression d'être submergé, parce que je n'ai pas envie de me bouger. En ce moment, j'ai la flemme pour tout. Je repense à cette prof. C'est vrai qu'elle est marrante. Elle communique une certaine joie de vivre. Je n'aime pas cette impression. Je sens que je suis en train de regretter que mes proches n'aient pas cette faculté. Bientôt, il faudrait qu'ils...

Je me rends compte que je ne cherche pas au bon endroit.

Je
devrais d'abord me libérer de moi-même avant de chercher la liberté à travers les autres. C'est difficile de se remettre en question quand on n'est pas motivé. Pourtant on dirait que mes convictions sont fatiguées et que ce sont celles des vieux cons qui gagne mes pensées. Je me rattache à ce que tu m'as dit mon frère. Je vis en espérant connaître le même revers de situation dans ma vie.

Enf
in voilà, je m'impatiente. J'attends. Ce n'est pas comme si je m'ennuyais. Il ne fait pas encore froid, mais pourtant je ressens l'air glacé de la solitude. Il décuple ma faculté de reconnaissance du vide intérieur qui me remplit. Je relève la tête dés qu'un son pouvant signaler la fin de mon calvaire se fait entendre. Le bruit d'un moteur sous exploité.
P
lus on rend de travail et plus on en a.

La nuit commence à tomber, et le froid est bien réel cette fois. Mon pull trop fin me l'a fait remarqué. Ils n'arrivent toujours pas. Je suis de plus impatient. Je sollicite mon anti-muse. Je m'occupe la tête. Je ne veux pas penser à ce qui m'attends. Je ne veux plus avaler cette solitude.

Les v
oilà...
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# Posté le jeudi 13 octobre 2005 12:16

Modifié le vendredi 25 mai 2007 02:57

{.O.k. c.y.n.y.k.a.l...}

{.O.k. c.y.n.y.k.a.l...}
Mon frère pardonne-moi...
Ce n'est pas facile...


Finalement ils sont bien arrivés en retard.

Me voilà encore à attendre et à m'occuper à la rédaction de mes pensées. Une nouvelle attraction qui m'aide à me repaître des mes vieilles faims en matière d'écriture. Je dois attendre à cette église mais il n'y a rien pour s'asseoir, je décide donc de me poster plus loin. Cette église à un sens pour moi, c'est sans aucun doute la seule. C'est un point de repère.

Je ne vous ou
blie pas, mais j'ai peur que toi tu m'oublies. J'ai peur que tu ne comprennes pas. Pourquoi avons-nous été séparés ? Je me pose des questions idiotes.
J'espère
que tu ne m'en veux pas d'avoir été si loin de lui, de ne pas avoir joué mon rôle, d'être si imparfait, si compromis par l'humanité, de l'avoir laissé seul.

Quand je serais libre je l'emmènerai avec moi. Je ne vais pas échouer. Je vais déjà lui écrire la lettre prévue. Je verrai comment il réagit. Je vais changer nos vies. Je mûris avec l'espoir et presque la conviction que notre amour pour toi, nous unira à jamais.

Mais les paroles s'effacent et le coeur s'y perds dans les routines fallacieuse et les mensonges sincères... pardonne-moi s'il te plait ! toi mon ami, mon frère...

Je ferais mieux de tenir mes promesses, plutôt que de tenir mon journal...

# Posté le jeudi 13 octobre 2005 12:17

Modifié le vendredi 25 mai 2007 02:57

Laisse pas tomber la savonette...J u s t F i g h t

Laisse pas tomber la savonette...J u s t  F i g h t
My tribute to Tyler...
Je suis un terroriste repenti au service du projet chaos...
Je suis un soldat aux narines bouchées d'héroïne, masturbant un portefeuille vide de photos, désespérant d'oublier celles de ceux que j'ai tué gravée dans ma tête, j'avais peur des piqûres mais je vais me trouer le crâne avec un 9mm, folie passagère, minute de lucidité.
Mes paroles sont le reflet de mes cauchemars...
Je suis un retraité qui fume un joint nommé Harry Potter, polluant l'atmosphère d'une bonne humeur aveuglante, j'expulse de mes poumons un gaz hilarant qui fait pleurer la Terre, entretient l'effet de serre et accélère la pousse des plants transgéniques.
Je suis une goutte d'eau dans une tempête de neige...
Je suis un golden boy refoulé, qui roule dans la Porsche de papa, pour accélérer ma mort et donner mon corps à la science, pour qu'on trouve un moyen de me cloner, et de me faire naître dans un autre château.
Je suis un pêtard mouillé...
Je suis un humain imparfait, une image froissée de Dieu, ce bâtard incompétent, je tue en son nom car il m'a fait lâche et docile. Je renie mon père et ses idéaux, je le tue parce que je lui ressemble, je me suicide car je suis lui. Je prie pour son pardon, je pêche pour ma liberté.
Je suis une farce divine...
Je suis un dévot démocrate, double maléfique d'Hitler, arborant un fascisme latent, combattant de l'apparence, politicien mondain à la solde des médias, je creuse ma tombe aujourd'hui, car je serai le dernier survivant de l'explosion atomique que j'aurais ordonnée.
J'ai sur mes mains les traces de celles que j'ai serrée pour atteindre mon but et spéculer sur le mal-être ambiant.
Je suis le fils indigne de la vérité...
Je suis une bimbo bombée par de la graisse artificielle, pathétiquement devenue celle que je chérissait étant petite, une poupée étiquetée par un géant du jouet qui fait construire ses produits par des esclaves de moins de 12 ans, pour les revendre à des zombies du même age. Mon cerveau est plus allégé que les yaourts dont je me goinfre en regardant la télé, à rêver d'être une de ces prostituées télévisuelles qui permettent à des millions de jeunes d'avoir un semblant de libido, une relation charnelle avec la télécommande.
Je suis les larmes des opprimés...
Je suis l'enfant qui pleure dans le coin d'une pièce sombre parce qu'il sait que ce sera son tour après celui de sa soeur. Je suis le futur tueur en série qui a sombré dans la spirale démentiel du meurtre par copie, je suis un bug dans un système basé sur l'erreur.
Je suis une solution inadaptée...
Je suis un trou béant dans la calvitie de Sanson, qui symbolise la force du monde, l'unité des peuples dans la volonté de mourir, suicide collectif international, une mort interplanétaire retransmise sur 6 milliards de chaînes payantes. Je suis l'éternité en version de démonstration.
Je suis un remède contre la santé...
Je suis le testament d'un partisan de la haine, un nuage ah !ah !ah'tomique recombinant l'ADN des hommes pourris par les bonnes intentions et les erreurs de parcours involontairement incluses dans le protocole réglementaire à cette chienne de condition humaine.
Je suis l'anarchie politique, hiérarchie naturelle...
Je suis la Statue de la Liberté sodomisée par un Boeing, s'effondrant sur les touristes de la vie venu admirer le symbole de leur échec.
Je suis un embryon de sadisme greffé d'une morale en cours de rejet...
Je suis un tabou volontaire pas encore diagnostiqué, un missionnaire du morbide, de l'extrême et du pire. Je suis une machine à pêchés mortels coincés dans la salle d'attente de la grande faucheuse. Un virus indétectable prostré dans le mensonge du génome humain.

Je suis une ex-vierge morte violée, laissée nue sur un trottoir, alimentant les rats en chair. Je suis 10 lignes dans un journal, je suis 4 litres de larmes, je suis 20 ans de gâché, je suis un agneau de dieu, tondu jusqu'aux tripes.
Je suis une bombe contraceptive pour la Terre...
Je suis un bouton d'arrêt d'urgence, je suis un déclic salutaire, une gâchette de 357, je suis un tournis universel, une nausée persistante, je suis un homme peint de vices, je suis un fils de la Terre. Je suis un complice de l'apocalypse.

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 14:58

Modifié le samedi 20 septembre 2008 11:19

F a t a l i t é . . .

La fatalité de l'attente...
La résignation...

Dis-moi quand tu viendras ?
Moi
, je t'attends comme au premier jour...
Dis-moi quand tu viendras ?
J
e partirais avec toi...
Tou
s et tout derrière moi...

Bagages inutiles, amis et sourires,
Cor
ps fragiles, douleurs et soupirs...
Vi
ces, aigreurs et mépris...

C'e
st pas la faute aux gens...
Et
re comme eux, rester soi-même
C
'est pas les avenirs tout tracés,
G
randir, faire une cible plus grosse...
C'e
st pas la faute des guerres,
êt
re tuer, ne pas vouloir se suicider...
C'e
st pas les peines de coeurs,
le
s larmes qui aveuglent l'éspoir...
C'e
st pas facile non plus,
De
suivre sans se perdre...
C'
est pas la faute des absents,
Q
ui ne parlent que la nuit...
C
'est pas la faute du noir...
Eq
uilibre instable...
C'e
st pas un appel de détresse,
C'
est une dernière volonté...
C'est la faute à la vie...
C'
est la faute à la vie...
F a t a l i t é . . .

# Posté le samedi 18 février 2006 11:26

Modifié le vendredi 25 mai 2007 02:57