.! LL @ W !.

.oOo.
Ca n'est pas comme si je n'avais pas le droit de faire telle ou telle chose, ça serait plutôt une forme de conditionnement psychologique.
___

Soyons clair, il n'est aucun mur qui ne puisse s'effondrer, ou que l'on ne puisse détruire.
___



Je constatait qu'être était incompatible avec la liberté,
ou du moins avec l'immunité contre l'enfermement quel qu'il soit.



Le néant ne subit aucune pression, le néant ne peut être contenu.
Etait-ce cela la solution ? N'être rien pour rester libre ...



Une fois de plus je m'égarais,
il n'y avait pas à réfléchir,
mais seulement à vivre.



J'étais seul.
Seul, avec un frisson rampant le long de ma désertique et contagieuse inactivité, envahissant ma chambre, ses poussières et sa routinière course à l'encombrement. A l'image de mon indécise vérité qui tergiversait, cogitait, mesurait, cherchait des raisons à quelque chose de déraisonnable, je m'isolait peu à peu dans un inconfortable compromis entre la paresse et l'évasion.


( s i l e n c e )


Il était sûrement temps de faire le ménage. J'ai chassé la plupart des parasites qui avait investis les meubles, toutes ces choses que l'on possède et dont on ne se sert jamais, celles auxquelles on ne prête attention que lorsque l'on passe le chiffon à poussière en se disant qu'elles ont une agaçante tendance à les collectionner, telles des souvenirs s'entassant sur une carapace creuse, vide...



J'aurais sûrement du craindre que mon c½ur ne devienne à son tour un simple bibelot perdu au milieu d'autres organes tout aussi inutiles.
Confusion.



Inexorable poussière qui revient sans cesse.
Inéluctable migraine de réflexion.
Prévisible indécision.



Tout ça me fatigue.
Je ne me sens pas sain.
Je m'inquiète pour mon futur.
A vrai dire, je me vois mal tenir ce cap jusqu'à la providentielle délivrance.
Je ne supporte plus mes réflexes.



___

Soyons clair, il n'est aucun mur que l'on ne puisse franchir.
Soyons clair, il n'est aucun mur que l'on ne puisse détruire.

___



Pourtant, c'est à son pied que je siège, dominé par son inquiétante hauteur, effrayé par son oppressante longueur, échafaudant d'instables solutions qui me permettrait de me retrouver derrière, et encore tracassé par ce qu'il me sera possible de faire de l'autre coté.


Qui y aura-t-il ? Quoi ?
Le vide ?
Le paradis ?
Un autre enfer ?
Un autre mur ?



Devant l'inconnue, je vous laisse cette balise. Une sorte de mot d'excuse. Une vacillante gravure sur cet implacable mur, ce mur que je ne franchirais, ce mur que je deviendrais.

.oOo.

Parfois, l'espace d'un court instant, tout devient clair, tout devient beau, et puis il faut ouvrir les yeux...
.! LL @ W !.
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# Posté le samedi 14 avril 2007 04:12

" pianO "

" pianO "
J'ai du mal à me rappeler quand j'ai perdu mes crocs.
J'ai en moi une sorte de résignation envahissante.
Je ne sais même plus me révolter.


Mardi 31 Octobre 2006

Tout commence par une question terriblement existentielle : Faut-il vivre ou non ?

Absurde question, ou plutôt absurdes réponses,
Il est des fois ou je réponds juste.
Ainsi tout aurait pu finir...

Epouser la routine : pas de frémissements, pas d'échanges, pas de peur, pas de sensations, ni aucune raison d'avoir un accident, mais... OUI !

Trois lettres, une syllabe, un son,
Première note d'une bouleversante composition.

Invitation à l'extériorisation : Ensemble entreprenons de délocaliser le mal-être afin de le recycler en une véritable souffrance composite.

Qu'importe !
Tout ça n'avait rien à voir.
Il s'agissait juste d'un OUI.
Il s'agissait de prendre un risque...

On croit plus sur de regarder le danger en face pour être prêt à l'affronter,
Mais le danger est toujours là ou l'on ne peut regarder, et il frappe sans qu'on ne s'y attende.

PAUSE ET ANTICIPATION

Plus rien n'a d'apparence,
Tout est statique,
Et son bourreau berce l'audience,
D'une délicieuse musique.

Contradiction...
Quelle étrange composition !
Quelle atmosphère !
Comme un viol qu'on laisserai faire...

Le c½ur et l'esprit face à face, ou plutôt dos à dos !
Les solutions s'effacent, gommée par le son d'un piano.

Douce condamnation !

REPRISE


La scène se passe dans un théâtre affublé de passifs comédiens, retenus en haleine par une mélodique combustion, en attente d'un épilogue à cette audition.

Comment appelle t-on cet instant empli de sarcasme, d'incohérence, de vicieuse tragédie, quand le malin répands le bien, avec les armes de l'ange, et que l'ange sans aile brûle de l'intérieur, n'éveillant aucune attention des spectateurs hypnotisés, charmés par le doux mensonge.

ENVIE
ADMIRATION
JALOUSIE
RESPECT
HAINE
AMOUR


Ce qui le bouleverse c'est d'être manipulé, il a perdu tout contrôle, il ne sait même plus penser.
C'est comme si le démon choisissait si le c½ur devait continuer de battre, ou s'arrêter.


La vie et la mort au rythme des sons et des silences.
Quelle délicieuse torture !


Ceci pour un OUI...
Pas de regrets, mais des cicatrices.
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# Posté le samedi 14 avril 2007 04:53

> T e r r a #1

.:.:.

Dictionnaire " Le Robert " :

Homme : n.m (latin homo, hominis, d'une racine signifiant " Terre ", " Né de la Terre ")

.:.:.

La Terre,
Notre mère à tous,
Celle qui nous rappelle que nous sommes tous de la même famille,
Celle qui nous as porté en elle, génération après génération,
Ne mérite t-elle pas qu'on la respecte ?
Il n'est jamais trop tard pour réparer ses erreurs...

J'ai vu les hommes entrer dans cette impasse,
Se rendre compte que la fin était proche,
Et s'entêter à marcher vers le fond,
Alors qu'il suffisait de ralentir, faire demi-tour, et repartir...

J'ai vu une plaine bleue, devenir orage, et dévaster les terres,
J'ai vu les étoiles disparaître peu à peu, cachées par les fumées,
J'ai vu mes frères mourir, et l'homme gagner du terrain,
J'ai vu les hommes se battre piétinant leur tombeau,
J'ai vu des brebis égarées, se noyer dans un ruisseau,
J'ai vu qu'aujourd'hui était pire, qu'en est-il pour demain ?


Et puis...


Et puis merde je vais vous dire...


Je transpire.

Je suis tétanisé.

J'étouffe, ce monde est de pire en pire.

Je suis canalisé.

Il faut que tout cela cesse!!!


Et qu'on crève avec nos bombes, et nos virus,
Fils d'une Terre souillée d'un piètre humus,
Nous source de peur, haine et trahison,
Naïvement enclin à nous dire " pardon ".

Accompli dans l'ignorance, la confiance en l'immonde,
Cautionnant la victoire du Tartuffe sur les ondes...

Je voudrais voir mourir chaque gramme d'humain,
Qui pourrit à la surface de cette planète bleue,
Les pourris qui pullulent sur ce piètre monde,
Ces hommes qui s'entretuent aujourd'hui et qui passent l'éponge demain,
Qui croient dur comme fer à ce qu'on leur raconte,
A la télé, à l'église, dans les mosquées et autres,
Trop de lieux pour la connerie et pas assez d'hôpital,
Trop de vieux cons assis dans des fauteuils de ministre,
Trop de réponses et pas assez de question,
Trop de pourparlers et pas assez d'action.

Le mot d'ordre,
Détruire et polluer une planète qui ne sera jamais la notre,
Qu'on transforme en créant mais qu'on risque de perdre.
Je voudrais une ultime guerre comme on ne connaît rien d'autre,
Et que disparaisse notre intelligente espèce de merde.

" Il faut que le sang coule, pour autant que la Terre a pleuré,
Qu'on assassine des foules puisqu'on rase des forêts. "

Et puis...

Les repères de loups, cour de justice et palais ?
Qui décident de tous, les lois et les idées,
Mais qu'ils brûlent un par un,
Et moi, que je crève !
Minable fils de cette pute de Terre !!!


" Je dois,
Voyager la chair, et oublier la mesure,
Etre du bien le travers, goûter à la luxure,
Faire naître la guerre, accélérer l'usure,
Accumuler,
Les misérables péchés éhontés de plaisir,
Me vautrer dans les remords du désir,
Faire mon possible pour que ça empire,
Régresser,
Parfaire mon rôle d'homme intolérant,
Tuer sans réfléchir homme, femme et surtout enfant,
Car ils sont tous soldats mais ont à peine 10 ans.
Innover,
Recycler les morts en bombe frénétique,
Faire de l'amour une arme chimique,
Encenser les découvertes maléfiques,
Achever,
Transpercer la pureté pour que le sang s'en extirpe,
Et qu'il nourrisse les damnés pollués jusqu'aux tripes,
Convertir les derniers optimistes à la doctrine suicidaire,
Recouvrir le bien d'un drap mortuaire. "

C'est ainsi, c'est triste, que tout se passe,
Chaque jour d'un nouveau terroriste, l'horizon s'encrasse.
Encore un noyé dans le fleuve des canons médiatiques dirigés vers notre père.
Pour que l'on abreuve les démons mécaniques du sang noir de notre mère.

Et encore,

Et encore,

Encore trop,

Trop de raisons d'être puni.
> T e r r a  #1
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# Posté le dimanche 15 avril 2007 05:03

Modifié le dimanche 15 avril 2007 13:14

[ P u r e >

[ P u r e >
.
.
.

. : . . : . . : .


Comme une plume à l'eau,
Ondule d'un berceau,
Telle une feuille dans l'air,
Plane sur l'envers,
P
aisible se déporte...

Comme une pluie lére,
Fait chanter la Terre,
Telle un air de piano,
S
'enfuyant -haut,
Fragile s'évapore...

Comme le vent des dunes,
Jamais n'importune,
Telle une lueur blonde,
C
hasse la petite ombre,
A
u final s'endort...


. : . . : . . : .


Spontanée,
Comme un cri de joie,
Insaisissable,
Telle un pli de soie,
Légère,
Comme une rose sans poids,
Libre,
Telle une hors-la loi...
Et puis tombe par terre !
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# Posté le mercredi 25 avril 2007 14:28

( Happy Sniffing )

Je ne peux pas croire que je l'avais oublié... le premier "vrai" poème de b0n0b0 !
A peine moralisateur ^^


. o .. o ... o .... o ..... o .... o ... o .. o .

Contre l'amertume des jours qui enterrent ma vie,
Y'a cette coutume qui
toujours libère l'esprit...

Faiblesse, penchant pour une mort proviso
ire,
Tristesse, instant qui m'endor
t de noir,
Paresse, pour autant j'e
n sors sans espoir,
Détresse, enfant qui lutte fort pour y croire...

M
on amour, mon ennemi, mon silence,
Compte à rebours sans merci vers la
transe,
J
e m'évade sans mes ailes au soleil,
Loin du fade mais sans elle c'est pareil...

La
pénombre envahit tous mes songes,
Et l
es ombres ont chas tout mensonge,
L
e réveil du matin a vendu toutes les fées,
C
e sommeil sans demain a perdu tout effet...

Enco
re un jour se lève, je pense toujours à elle,
Effort court, je rêve d'abstinence, d'amour fidèle...

Je n'y vois rien dans cette obscurité,
Ni mon corps, ni mon âme s'il en est,
Juste cette lueur si loin dans ma tête,
J
uste une peur en moins pour ma quête...

Ce
lui qui arpente le même chemin,
Q
ui se déjante et puis sème son chagrin,
Mo
urra jeune c½ur étreint, donc soit
Cour
ageux, bagarreur, bien en toi...

Ouv
res les yeux, embrasse ton destin,
Aimes la vie et n'en demande rien,
Arrête un peu de rêver,
Arrête un p
eu de raver...

Si
t'attends que le temps passe,
Si tu crois que tout s
'efface...
S'il y a une fin à toute
s ces choses,
Vit les bien, q
uoiqu'en coûte l'osmose...

Fi
ni les "faux-flip",
Fini les
"bad trip",
Fini l
es drogues et toute la clique,
Tu s
niffes la mort quand tu te piques...

. o .. o ... o .... o ..... o .... o ... o .. o .
( Happy Sniffing )
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# Posté le mercredi 25 avril 2007 14:43