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Je préfère lire ma vie, page aprés page,
en imaginant peu à peu, le contenu des suivantes,
que sauter des chapitres,
qui donneront un sens à la suite...

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# Posté le vendredi 30 juin 2006 16:51

Modifié le dimanche 17 septembre 2006 05:03

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Evidences : On est tous les acteurs d'une routine à l'échelle de l'infini.

Emprisonnés dans des cycles : la guerre et la paix, la vie et la mort, la joie et la tristesse, l'amour et la haine, nul besoin d'insister sur toutes les autres composantes d'un paysage aux facettes redondantes. Je ne sais rien de ce monde, je ne suis pas apte à juger de son parcours, je ne sais pas si il est injuste, je ne sais pas si il est cruel, je ne peux que constater certaines évidences.



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oP r e m i è r e    é v i d e n c e : La roue tourne !
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Oui, la roue tourne, car c'est le fondement de la mécanique de cette routine universelle. Les analogies sont indénombrables car infiniment représentées dans notre univers. L'univers lui-même voit sa roue tourner. Au fond, nous sommes tous des sous-ensembles de cet univers, tous basés sur la même mécanique.

Voici, la fatalité, la seule : lorsque l'on tourne en rond, avancer ou reculer, nous ramène toujours aux mêmes positions. Vivre, c'est bouger ! Même si nos mouvements sont lents comme ceux de la Terre.
N
ous nous déplaçons en suivant les traits de ce cercle parfait, tantôt sur les ronces, tantôt sur le coton.

Nou
s ne pouvons qu'appuyer plus ou moins nos pas,
mais
n'avons nul autre choix que d'affronter notre destin.



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oD e u x i è m e    é v i d e n c e : Il est impossible de faire dérailler le train de la fatalité !
o


Nous y sommes tous transportés comme du bétail, à se demander qui est aux commandes. Certains pensent qu'il n'y a personne, d'autres idéalisent le chauffeur. D'autres encore, se demandent ou va le train, pourquoi y va-t-il et si sa vitesse de croisière est justifiée. Au final, rien n'a d'incidence sur la destination.

Je ne sais p
as si il faut y comprendre quelque chose. Je ne sais pas ce qui est bien, mal, mieux ou pire. Je suis un témoin amorphe de notre voyage comme un électron pris dans un courant électrique.

Chaque jour plus ou moins
seuls dans nos compartiments. Arpentant le train comme on mène une quête, et chaque jour de nouveaux wagons s'y ajoutent. On se rapproche et puis on s'éloigne de la locomotive. Et puis, on finit par tomber du train, poussé, emporté par la vitesse, aspiré par le souffle de la mort.

J
e sais juste que le savoir ne peut nous sauver de cette chute.
Co
nnaître les plans de l'inéluctabilité ne permet pas de les déjouer, en revanche, c'est ce qui inspire le sentiment d'impuissance, dans un voyage éternel.



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oT r o i s i è m e    é v i d e n c e : Il faut savoir se contenter de ce que l'on a !
o


L'homme ne peut prévoir l'avenir. Pourtant, chaque état d'un univers est le résultat cohérent d'une combinaison de ses précédents états s'ajoutant à une suite numérique conjecturable sur l'infini. Nous sommes une fraction de l'univers. Si l'on accepte cela, si l'on se refuse à croire naïvement que l'on est libre, alors on trouvera l'harmonie, car la sagesse y conduit. Il serait niais de croire que nous avons un quelconque contrôle, nous avons juste un rôle. Je ne suis pas un cas isolé pensant différemment, je suis un produit de la société façonné par un environnement, façonné par des forces, appliquées par un ensemble universel.

Le choix est une il
lusion. Comme l'a dit l'oracle, nous avons déjà fait notre choix, nous devons juste comprendre pourquoi nous l'avons fait. La vie se résume à cela : écouter, voir, toucher, goûter, parler, échanger, comprendre. Le train est une diversion involontaire. Les rails sont le temps. Le paysage est notre vie. Asseyons-nous sagement et contemplons celui-ci, avant la chute.

Car la pré
tention des hommes est si forte, qu'ils affirment être libre avec un boulet aux pieds, alors qu'il serait si simple de le reconnaître et de marcher avec.



Je n'ai plus peur...

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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 07:29

Modifié le mardi 08 mai 2007 04:21

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J'ai vidé mon grenier et j'ai retrouvé ça...
La perspective d'une âme qui s'échappe...


L'amour est insaisissable,
Il se montre, se cache, sous de multiples aspects, tantôt nu, tantôt habillé,
Parfois grand, parfois fort, parfois leur contraire, parfois rien...
Il ne peut être prévu, il a donc cette forme de rareté,
Mais pourtant, comme il joue à se compléter, il est aussi omniprésent...
L'amour est partout, mais pour un seul être, il est dur à trouver...

L'amour est beauté,
Car une fois qu'il englobe, il agit comme une sorte de filtre,
Il repousse les impulsions négatives qui essayent d'atteindre,
Il n'envoie que des impulsions positives de son coté,
Car il faut le reconnaître, il est partageur, et veut s'offrir,
Mais à trop retenir ce mauvais, il peut parfois exploser,
Et faire mal à ceux qui s'interposeraient...

L'amour...ce n'est pas ce qu'on croit...
L'homme aime comme aime un homme...
Comme les premiers hommes,
Mais ce ne sont là que des vestiges de l'amour,
Des symptômes visibles d'un mal bien plus grand,
Pourquoi l'amour devrait il être exprimer,
Pourquoi cette volonté de contact,
Cette envie d'embrasser sans raisons ce besoin d'aller plus loin dans la connaissance physique de l'être aimé alors que la seule chose qui ne puisse définir l'amour est justement le physique et le matériel.

Aimer...

L'amour n'est rien, l'amour est tout, il n'existe pas...

Il est le fruit de l'imagination fantasque d'hommes et de femmes désespérément enclins à mourir...de pauvres petites larves qui attendent la maturité pour une vie éphémère...
L'amour c'est un nom donné à un espoir, comme on a nommé dieu...

Dieu...Dieu est amour...dieu est tout ce que l'amour est...
Dieu apporte autant de réponses...
Dieu tout comme l'amour provoque les pires guerres

Dieu montre le chemin...ou pas !

Je ne peux me tromper plus à avoir la foi et agir en mouton.
Je ne peux faire plus fausse route qu'en voulant ta chair moi qui t'aime à brûler la mienne
Toucher un mirage, toucher le soleil...

A coté de toi le reste est si désespérant, à quoi bon croire en autre chose,
J'entrevois un bonheur improbable, et je m'accroche à ce vide...
L'amour m'infecte comme la mort, je n'ai plus envie de rien !

L'amour m'énerve, m'exaspère, m'inspire le sentiment de vengeance,
J'ai envie de le tuer, j'ai envie de me sacrifier pour qu'il meure,
Je ne veux plus entendre battre pour lui ce c½ur,
Le sentir noué, pressurisé à l'extrême, implosion inévitable,
Réglée comme du papier musique, inéluctable tristesse qui me rattrape,
Rien ne sert de courir...

Parler d'amour...encore lui...comme si il n'y avait que lui sur Terre
Comme si c'était ça la vie...
Une illusion, une diversion, un placebo...
La vie n'est plus un jeu, c'est une chute...
Les règles que j'avais imaginées sont hors de portée de mes mains glissantes
Je tombe, c'est tragique, non c'est magique, j'attends avec impatience le moment ou mes os se briseront sur le sol...
Je veux pouvoir me détacher de ce corps imparfait et flotter au dessus comme le mal-être l'a toujours fait...je veux me laisser porter par le vent et décider de ne plus l'être...je veux détruire le destin, le chasser de mon monde.
Que je perde cette naïveté qui m'empêche d'être libre et me suggère la compréhension là ou il faudrait s'enflammer...ce qui me pousse à accepter...

(abandonné ici)
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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 08:11

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 12:36

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"Plus j'aime l'humanité en général,
moins j'aime les gens en particulier,
comme individus"

...::::::...
- Fiodor Dostoïevski -

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 12:29

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Un Jeudi aprés-midi sur ma terrasse...
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Un peu de fraîcheur, ça faisait longtemps...



Descendu du perchoir isolé, la fournaise refuge, et maintenant abrité par un chantant petit dôme de ferraille et de toile. Il fait ni chaud, ni froid, il fait frais, c'est le mot. L'air est bon. On dirait que mon jardin pleure mais c'est beau, c'est puissant, c'est une franche pluie qui secoue les arbres et qui claque sur les feuilles. Tout parait plus vert que d'habitude, tandis que tous les oiseaux se sont cachés, moi je suis sorti. Aucun d'entre eux ne sortirai son bec, mais on les entend chanter, et moi je les écoute.

Je pense qu'ailleurs les hommes se pressent et se couvrent pour ne pas être infecté de cette douce nature, slalomant entre les gouttes. J'entends les voitures derrière-moi, et le bruit de l'eau qu'elles décollent et qui retombe sur le sol.



Un petit grondement...
Celui que j'attends viendrai t-il finalement ? J'ai hâte que tout éclate, que vienne cet orage.


Je voudrais être dans un de ces arbres, très haut perché, et m'endormir, avec ce bruit en tête, bercé par le vent et par la pluie. Il faudrait éteindre la lumière. Dommage, on ne peut pas avoir la pluie, l'orage et les étoiles. Incompatibles dessins. Courir dans cette herbe, m'y plonger comme dans un lit.

Les gouttes rétrécissent et sont moins lourdes. Une bourrasque, et à peine le temps de l'écrire que ça devient un mensonge, et le rythme s'accélère, le calme s'enfuit, le silence est oubli et j'attends la tempête, j'écoute.



L'eau chuchote désormais à mes oreilles la fin d'un épisode...



Le vent se retire, les cris des oiseaux ne sont plus couverts par les claquements de l'eau. Quand la pluie nous touche, c'est comme si le ciel s'asseyait un instant sur notre corps, une apaisante douche sous laquelle notre routine s'endort.



Un papillon...



Un papillon survole mon jardin. Il s'affole. Il doit sûrement chercher un endroit ou poser ses ailes fragiles. La pluie n'est pas pour lui. On dirait qu'il est aussi un étranger dans ce ballet de la nature. Les oiseaux planqués finalement sortent de leur abri. On dirait bien que la pause est terminée. Tout ce petit monde s'agite de nouveau, c'est comme un second matin.



Je vais reprendre ma vie aussi en attendant la prochaine représentation de ce grand spectacle...
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 11:00

Modifié le mercredi 09 mai 2007 00:53